J’aime me beurrer la biscotte. – OSS 117

Repose-pain en chêne

Publié le

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Mis à jour le

Du

17/09/2026

à

19/09/2026

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Un client m’a demandé un repose-pain en chêne : un plateau carré posé sur une base large, plus étroite vers le haut. J’avais seulement quelques photos et des mesures approximatives. Pas de plan, pas d’angles précis. Je voyais le résultat, pas encore comment le couper.

Voir le dépôt avec les plans réalisés par mes soins.

1. Un essai avec le bois du stock

Je n’ai pas commencé avec le chêne. J’ai pris du bois que j’avais déjà et j’ai fait un essai en taille réelle à la scie sur table, pour voir ce qui serait difficile.

La base a quatre faces inclinées. Si un angle est faux, ça se voit sur toute la pièce. Le plateau est coupé à 45° à chaque coin. Si les coupes ne se rejoignent pas, le dessus est raté.

L’essai n’était pas joli. C’était le but. Il a montré ce qu’il ne fallait pas faire : quelle face prendre comme référence, où les joints à 45° s’ouvrent, quelle largeur donne vraiment la base une fois les côtés inclinés, et jusqu’où creuser le plateau pour que le rebord soit juste.

2. Les gabarits

Ensuite j’ai préparé des gabarits. Un pour couper les quatre angles de la base de la même façon à chaque fois. Un autre pour les coupes à 45° du plateau, pour que le dernier joint se ferme vraiment. L’idée était simple : répéter la même coupe, plutôt que de régler à l’œil sur chaque pièce.

3. Le collage de la base

Le chêne de la base était trop large pour partir d’une seule pièce. J’ai dû coller plusieurs planches. Une fois sec et solide, j’ai utilisé le gabarit pour couper les quatre faces inclinées.

4. Creuser le plateau

Le plateau avait besoin d’un rebord pour retenir le pain. J’ai creusé le dessus pour laisser une bordure tout autour. Au centre, une ouverture : le haut de la base vient s’y emboîter quand les deux parties sont assemblées.

5. Ponçage et huile de lin

J’ai poncé l’ensemble, puis passé un léger coup d’huile de lin. Le fil du bois est sorti, les lignes à 45° du plateau se lisaient mieux, et le chêne avait l’air plus chaud.

Retour d’expérience

Des photos et des mesures approximatives, ce n’est pas un plan. L’essai dans le bois du stock, si. C’est là que j’ai vu les problèmes, tant qu’ils coûtaient encore peu à corriger.

Ensuite, le reste a surtout consisté à suivre ce que l’essai avait déjà montré : des gabarits pour les angles, un vrai collage pour la base large, puis le plateau creusé pour dégager les rebords.

L’huile de lin, c’était un petit geste, mais ça a beaucoup changé le rendu. C’est à ce moment-là que la pièce a commencé à paraître finie.