Un objet discret au mur : il se réveille une fois par jour, affiche quelques idées (album, film, série, morceau…), puis se rendort.
Ce projet, c’est Displayyy : un peu de récup, un peu de logiciel, un peu de boîte.


Pourquoi ça existe
J’aime l’idée d’un petit rituel du matin : un coup d’œil sur un panneau, une courte liste de choses à (re)découvrir. L’encre électronique colle parfaitement à ça — ça ressemble à de l’imprimé, et une fois l’image écrite, ça consomme presque rien.
J’avais déjà le cœur du truc dans un tiroir : une Author Clock qui avait cessé de fonctionner. Après tests, la carte mère était en partie morte. L’écran, lui, tenait encore. La question est devenue simple : qu’est-ce que je peux construire avec cet écran ?
Matériel
Point de départ
- Un écran e-ink 7,8″ type Waveshare, récupéré sur l’Author Clock
- Le reste de l’électronique d’origine → mis de côté
Autour de l’écran
Pour piloter ce genre d’écran et viser une vie sur batterie du type réveil → mise à jour → sommeil :
| Pièce | Rôle |
|---|---|
| Raspberry Pi Zero 2 W | Petit ordinateur qui choisit le texte du jour et dessine l’image |
| Waveshare IT8951 / Universal e-Paper Driver HAT (B) | Le « traducteur » entre le Pi et l’écran |
| Waveshare Power Management HAT (B) | Cerveau d’alimentation : batterie, charge, réveil programmé, coupure propre |
| Batterie LiPo (~4000 mAh sur mon build) | Pour tenir plusieurs jours hors prise |

Galères hardware
- Vérifier que le panneau récupéré marchait encore avant d’acheter le reste.
- Faire tenir Pi + deux HATs + une grosse batterie dans une poche de bois sans bruit ni nappes pincées.
Logiciel
Sur le Pi, une petite appli Python compose la page du jour : un titre par catégorie depuis ma bibliothèque, éventuellement un décor en fond, une icône batterie quand celle-ci- est faible/en charge, puis écriture sur l’écran et extinction.
Pour le détail technique : le dépôt GitHub du projet.
L’assistant (wizard)





Galères logiciel
- Rendre fiable le cycle réveil → dessin → sommeil : sinon le panneau se trompe d’heure ou ne se repose jamais vraiment.
- Un assistant sur téléphone pour ne pas coller un clavier au mur — et pour que les changements survivent au prochain sommeil.
- L’esprit de l’assistant doit beaucoup à l’Author Clock (même famille d’idée : configurer l’objet depuis le téléphone).
Menuiserie
Comme sur beaucoups de mes projets : bois de récup, on garde le caractère, on assume les contraintes.
Sans moyen de bien raboter les planches, elles sont restées épaisses. J’ai creusé des logements pour les cartes et la batterie, mais le cadre garde cette présence un peu massive. Les planches épaisses résistent — et pardonnent un peu quand on rajoute des moulures.
Fermeture : joints magnétiques. Ça marche… si on en met assez. Il a fallu beaucoup de petits aimants sur le pourtour (avant et arrière) pour un vrai clic. Moins d’aimants = « presque fermé ». Plus d’aimants = on arrête de s’inquiéter.
À l’intérieur : éviter que ça bougeotte — supports, adhésif, batterie bien calée, câble assez long pour ouvrir le cadre.
Puis : on ferme, on pose sur l’établi, et la page e-ink est simplement… là. Pas de rétroéclairage. Pas de chichis. Un cadre en bois autour d’une liste tranquille pour la journée.



Pour finir
Displayyy se situe entre trois trucs qui me tiennent à cœur : sauver un bon écran d’un produit mort, écrire un logiciel optimisé, et fabriquer une boîte qui ne s’excuse pas d’être en bois de récup épais.
