Ce bureau, c’est le meuble de mon épreuve pratique EP2 du CAP Menuisier Fabricant, session 2026. Le sujet est public : CAP Menuisier Fabricant EP2 2026.
L’ouvrage combine un piètement en frêne massif, un caisson en médium recouvert de stratifié, et un tiroir en frêne. Ce qui m’intéresse, c’est ce que l’épreuve a vraiment demandé — lire le plan, usiner juste, et rattraper quand le stress a fait faire deux fois la même pièce.
Dans le cadre de l’épreuve, les machines étaient déjà pointées. Si les cotes étaient bonnes et le positionnement correct, les pièces sortaient propres. Les erreurs, elles, se jouent avant : sur l’établi, au crayon.

1. Le piètement
J’ai commencé par le piètement. C’est la structure : frêne massif, assemblages à tenons et mortaises, une traverse basse entre les pieds.
Les pieds se ressemblent. Trop, dans mon cas. J’ai usiné deux pieds identiques, alors qu’une traverse doit se loger entre les deux — donc des mortaises en vis-à-vis, pas deux fois le même côté. Plutôt que de recouper une pièce, j’ai approfondi la mortaise sur l’un des deux pour que la traverse puisse encore entrer.
Ça tient. Ce n’est pas ce qui était prévu, mais ça permet de continuer l’épreuve.


2. Le caisson
Ensuite le caisson, en médium. Rainure à la toupie pour le fond, assemblages à lamellos.
Même schéma que les pieds : j’ai fait deux pièces identiques pour le haut et le bas. La traverse n’est pas au centre ; les deux faces ne sont donc pas interchangeables. Au moment d’insérer le fond, la rainure ne tombait pas en face.
J’ai taillé une rainure supplémentaire pour rattraper. Encore une fois : pas élégant, mais invisible. Le fond est en place et le caisson est utilisable.

3. Le tiroir
Pour finir les sous-ensembles, le tiroir en frêne massif : tenons bâtards, rainures à la toupie, façade avec une prise de main taillée dans la masse à la toupie.
Après le piètement et le caisson, c’est la pièce où il faut rester précis sans accélérer. Le tiroir se voit ; un jeu trop large ou une façade qui frotte se lit tout de suite.

4. Le stratifié
Puis le collage du stratifié sur le caisson. C’était seulement ma deuxième fois. J’ai un peu galéré. À part une petite fissure tout est bon.
Le stratifié ne pardonne pas : une bulle, un décalage, et c’est là. La fissure reste un défaut, mais le caisson est utilisable.
5. L’assemblage final
Dernière étape : réunir le piètement, le caisson et le tiroir. Les vis de liaison apparaissent sur les traverses hautes, de chaque côté. Une fois le meuble au sol, le frêne, le médium et le blanc du stratifié se tiennent : niche ouverte d’un côté, tiroir de l’autre, traverse basse qui rigidifie l’ensemble.

Retour d’expérience
L’épreuve ne teste pas seulement l’usinage. Les machines pointées enlèvent une partie de l’incertitude ; ce qui reste, c’est la lecture des pièces. Deux fois, j’ai usiné un couple comme s’il s’agissait de deux fois la même pièce. Deux fois, j’ai rattrapé plutôt que de recommencer. Trouver une solution en gardant la tête froide, ça a été gratifiant.
