Projet réalisé dans le cadre de ma formation CAP Menuisier Fabricant
Pour ce projet de menuiserie, j’ai choisi de donner une seconde vie à une vitre qui traînait dans mon garage.
L’idée était de concevoir une table basse autour de cette contrainte de départ, puis d’en faire une pièce fonctionnelle et esthétique.
Je me suis inspiré d’un modèle de table basse contemporaine en bois massif avec plateau vitré :
Table basse contemporaine en merisier et noyer – Ebenisterie Brettes.
1. Traçage, réflexion et épure
La première étape a été la conception : prise de mesures, définition des proportions, puis traçage du plan sur AutoCAD et réalisation de l’épure.
J’ai ensuite échangé avec mon professeur pour valider les choix techniques (notamment les assemblages) et ajuster certains détails avant de lancer la fabrication.

2. Réalisation des pieds et du caisson
J’ai commencé la fabrication par les pieds et le caisson, qui constituent la base structurelle de la table. Le projet était initialement prévu en bois massif, avec un plan conçu dans ce sens.
En cours de réalisation, j’ai dû m’adapter : le caisson a finalement été réalisé en mélaminé. Ce changement de matériau en plein projet a été un vrai défi, car il a fallu revoir plusieurs choix d’assemblage et de finition.
Les pieds restent en massif. Assez épais, ils nécessitaient un collage au préalable. Ils ont ensuite été usinés à la toupie afin de créer la rainure pour les côtés du caisson, puis à la scie à format pour leur esthétique en “coin”.



3. Collage et assemblage du caisson avec les pieds
Une fois les éléments préparés, j’ai procédé au collage et à l’assemblage progressif du caisson et des pieds. Cette phase demandait de la précision au serrage et au contrôle des équerrages pour garantir la stabilité de l’ensemble.
Nous avons constaté quelques imperfections, notamment sur les côtés du caisson, mais rien de bien compliqué à rattraper.


4. Réalisation du plateau vitré
Le plateau a été une étape importante du projet, avec une contrainte majeure : la vitre récupérée était du double vitrage.
Le plateau a donc été réalisé avec un collage pour augmenter l’épaisseur et pouvoir contenir la vitre. L’objectif initial était d’obtenir une vitre affleurante, mais ce n’était finalement pas possible à cause d’une erreur de mesure.
Je me suis retrouvé avec un plateau pas assez épais. J’ai donc dû séparer le double vitrage, puis adapter la conception avec l’ajout de parcloses pour intégrer correctement le verre.




5. Finitions
Pour finaliser l’esthétique, j’ai ajouté des alèses latérales et frontales afin de masquer les imperfections du caisson.
Les moulures ont été réalisées à la défonceuse, puis l’ensemble a été soigneusement poncé pour préparer la mise en finition.
Des tourillons ont été fixés sur les pieds afin de pouvoir enlever le plateau facilement ; de ce fait, le transport du meuble est plus aisé.




6. Huilage, vernissage et résultat final
J’ai appliqué une huile pour assombrir et révéler le veinage du bois, puis une couche de vernis après séchage complet. Cette combinaison apporte à la fois profondeur visuelle et protection.




Retour d’expérience
Ce projet a été une étape formatrice dans ma reconversion en CAP Menuisier Fabricant.
Il m’a surtout appris à composer avec les réalités de l’atelier : changement de matériaux en cours de route, contraintes techniques non prévues et nécessité d’adapter la méthode sans perdre l’objectif final.
Au-delà du résultat, c’est la capacité d’adaptation qui a été le vrai apprentissage sur cette table basse.
Si c’était à refaire
Si c’était à refaire, j’organiserais le projet différemment :
- je réaliserais d’abord le caisson, indépendamment des pieds ;
- je fixerais ensuite les pieds une fois le caisson validé ;
- je reprendrais les mesures de la vitre de façon plus rigoureuse avant la réalisation du plateau.
Cette approche me permettrait de mieux sécuriser les étapes, de limiter les ajustements en cours de fabrication et de gagner en précision sur l’intégration finale du vitrage.
